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Δευτέρα 4 Απριλίου 2011

Pourquoi il faut réapprendre à parler de la mort à nos enfants




 Avec les récents à-coups provoqués par la tentative de passage au Sénat de la proposition de loi sur une "assistance médicalisée permettant une mort rapide et sans souffrance", l'urgence d'un débat autour de la mort s'est à nouveau fait sentir. L'impression d'une opposition nette entre partisans des soins palliatifs adoucissant la fin de la vie jusqu'à la mort et ceux de la mort choisie demandant une euthanasie avec une assistance médicalisée ne doit pas faire écran devant le véritable débat. Il s'agit bien du débat sur la mort.
Contrairement aux animaux, qui n'ont ni rites funéraires, ni sépultures, ni culte de leurs morts, toutes les sociétés humaines procèdent depuis au moins 100 000 ans, à l'accompagnement de leurs mourants et surtout de leurs morts. Mais c'est en raison même de cette prise en charge collective, en temps de paix, de la souffrance liée à la rupture définitive du lien familial et social, que nous avons tenté de fuir notre destinée biologique.
Or, notre époque postmoderne voit chaque société humaine, qui avait confié aux religieux la tâche de construire les représentations d'un au-delà, les vider petit à petit de leur sens. La mort est dorénavant sans âme. Elle n'est plus qu'un grand vide. Au mieux une absence, au pire, une injection létale.
Si les religions ont longtemps investi la mort comme lieu de savoir et de pouvoir, l'homme matérialiste du XXIe siècle a accompli un transfert vers d'autres détenteurs d'un don de vie et de mort. L'espoir porté par la plupart des croyances est dorénavant construit autour de la médecine. Or, la mort ne peut être déplacée dans le champ médical. Elle devrait revenir dans le champ social et spirituel. L'idée que la mort soit contrôlable ou maîtrisable par chaque individu est une demande récurrente qui ne se heurte plus qu'à la barrière de la loi.
Or, avant d'entamer un débat sur la légitimité d'anticiper la mort de celui qui le demande, nous pourrions nous questionner sur notre peur de la mort, crispée sur l'idée de perdre du temps, de ne pas contrôler notre vie et d'être actifs toujours et en tout lieu. Le monde va de plus en plus vite, et l'euthanasie n'est qu'une fuite en avant devant la mort. L'euthanasie fait taire les souffrances, toutes les souffrances. Car après qu'elle aura été proposée aux personnes présentant des souffrances physiques insurmontables, comment jugera-t-on les souffrances morales ? Et les souffrances sociales ? L'euthanasie ne sera-t-elle pas la voie sûre pour y échapper ?
L'euthanasie est l'illustration typique de la mort rationnelle. Une mort choisie, rapide, propre, sans dieu et sans souffrance. Le manque de spiritualité autour de la mort est aujourd'hui pathétique.
Le pragmatisme ambiant, pour ne pas dire le matérialisme, conduit à négliger les moments de spiritualité, ce qui rend nos vies bien pâles. Or, la spiritualité immanente à l'art sous toutes ses formes, résulte du fait que toutes les créations humaines luttent contre la disparition de l'individu, l'art étant pérenne, au contraire de la vie organique, fragile et vouée à la destruction.
Il est frappant, en lisant les blogs de personnes malades, de constater que la "découverte" de leur mortalité les conduit à accomplir un voyage initiatique du côté de leur condition évidente de finitude. Ainsi, des patients atteints de cancer, mais aussi de maladie de Parkinson ou de sclérose en plaques, font un chemin rapide vers une nouvelle façon d'envisager leur existence. Renonçant parfois à reprendre des habitudes de consommation, des amitiés hypocrites ou un travail peu épanouissant. La maladie grave joue un rôle de révélateur. Elle permet de chercher de nouvelles façons de vivre, tout en acceptant la mortalité physique. La maladie est une expérience nouvelle, comme pouvait l'être jadis l'épreuve de la guerre ou de l'exil.
Le débat sur la mort qui prend corps sur Internet ou dans les "romans de la maladie" publiés comme autant de témoignages des limites de la vie humaine est un exemple de quête de spiritualité moderne et laïque. Ce qui surprend est que la démarche réflexive ne prenne corps qu'à l'occasion d'une maladie, d'un deuil ou d'un traumatisme. Mais pour une personne qui aura eu le temps de se préparer à l'ineffable, combien seront convaincues que, face à la mort qui approche, le travail psychique nécessaire à une telle élaboration est bien trop lourd ?
Une mort judiciarisée tend à remplacer le questionnement existentiel de la finitude. La mort inacceptable devient alors une formalité juridique : j'ai déposé un testament de vie, c'est mon droit. Outre que l'euthanasie implique un soignant ou un médecin, pour lequel la contradiction avec le serment d'Hippocrate est évidente, il faut observer que la mise en oeuvre d'une mort médicalisée transgresse également les valeurs du pacte de soin établi implicitement entre soignants et soignés : celui qui mettra tout en oeuvre pour aider son patient du côté de la vie va basculer et accélérer sa mort. Cette question de valeurs n'est pas artificielle, mais elle perturbe les médecins français qui n'ont pas été formés juridiquement, éthiquement ni moralement pour rester, au fond, décideurs et surtout acteurs d'un tel choix.
La question de l'euthanasie est donc à la fois culturelle, historique et politique. Elle est sociale également. Regardons nos voisins, en Allemagne par exemple, où la question de l'euthanasie éveille les mauvais souvenirs du nazisme. On trouve plus de structures pour accueillir les handicapés de toutes sortes, qu'ils soient enfants ou adultes. Aux Pays-Bas, où la loi autorise, dans des conditions très particulières l'euthanasie de certains patients, cette décision conduit les familles et les soignants à s'entretenir longuement avec le patient souffrant et à préparer sa fin dans de multiples échanges. Il semble même paradoxal que de tels efforts soient faits lorsque la mort doit être donnée par un soignant, alors que toute mort naturelle mériterait une telle réflexion sur la mort.
Mais parler de la mort ne peut pas se réduire à l'affronter avec les mots en phase terminale. La mort peut être parlée dès le plus jeune âge. Ainsi, en classe maternelle, les enfants peuvent élever de petits animaux et échanger avec leur famille, leurs enseignants et leurs amis au sujet du cycle de vie de ces compagnons. Les enfants peuvent aussi visiter un cimetière, réfléchir en groupe aux âges de la vie, commenter des contes de fées.
Une meilleure compréhension du monde en résultera. Dès cet âge en effet, leurs parents, qui souvent poussent des cris d'orfraie lorsqu'on leur fait de telles propositions, n'hésitent pourtant pas à abandonner leur progéniture devant les informations télévisées, pourvoyeuses de nombreux documents filmés mettant en scène la mort d'un individu. La mort ne fait plus partie de notre monde domestique, elle a été mise à distance par l'augmentation de la durée de vie, par la médicalisation de la plupart des fins de vie, qui ont lieu à l'hôpital et dans les autres structures sanitaires, enfin, elle a été rejetée de la sphère familiale et sociale, du fait de l'éloignement et de l'éclatement des filiations.
Les dialogues autour de la fin de vie sont parfois riches d'authenticité et de réflexions philosophiques, mais, de plus en plus, ils échappent à la mise en sens du mourant et de son groupe. "Je vais mourir, j'aimerais te parler..." est souvent coupé par "Mais qu'est-ce que tu racontes !" Installer un échange en fin de vie est possible si certaines questions peuvent être posées en amont d'une situation terminale pas toujours sereine. Quelles sont mes peurs, que vais-je perdre ? Qu'ai-je accompli et qu'est-ce qui m'a procuré les plus grandes joies. Mes peines, ce qui me reste à faire. Ce que j'aimerais transmettre, ce que j'espère pour mes proches, mes contemporains...
S'il peut sembler bien artificiel de proposer les jalons d'un entretien avec un proche qui va mourir, soulignons que les plus élémentaires de ces questions sont souvent tuées dans l'oeuf par le refus des proches, des soignants, d'aborder la fin de la vie.
L'absence de sens de sa vie pour celui qui va mourir est justement l'une des raisons de hâter la mort. On voit bien l'intérêt de réintroduire la mort "domestique" dans le discours public, celle de la majorité de notre population qui s'éteint, vieillissante, dans son lit. C'est ainsi que la fuite en avant vers l'euthanasie sera déjouée, et que le temps et l'échange reprendront leurs vertus, au moment le plus important de notre existence et de celle de nos proches.



Marie-Frédérique Bacqué, professeur de psychopathologie à l'université de Strasbourg, présidente de la Société de thanatologieArticle paru dans l'édition du 05.04.11

Σάββατο 12 Φεβρουαρίου 2011

" Les Justes " d'Albert Camus à Athènes


E-mailΟι Δίκαιοι του Αλμπέρ Καμύ από την Ομάδα Σημείο Μηδέν

Προσοχή: ανοίγει σε νέο παράθυρο. PDFΕκτύπωση
Πρεμιέρα: 10 Φεβρουαρίου 2011
Από τις 10/2 έως τις 17/4 
και κάθε Πέμπτη-Κυριακή στις 21.00’ 
Στον Χώρο Ιστορικής Μνήμης - Κοραή 4
simeiomidencamusSmall
Η θεατρική ομάδα «Σημείο Μηδέν» παρουσιάζει το έργο του Αλμπέρ Καμύ «Οι Δίκαιοι». Μέσα σε αυτόν τον παράλογα σκληρό κόσμο που γεννά τη βία και τη βαρβαρότητα, τίθεται το θεμελιώδες ερώτημα: 
Δικαιούται ο εξεγερμένος να σκοτώνει; Τεκμηριώνονται ηθικά οι πράξεις του; Ή οφείλει να περάσει σε μια επανάσταση της ίδιας της ηθικής και να εξεγερθεί, εν τέλει, ενάντια στο πεπρωμένο του με γνώμονα την αγάπη στον άνθρωπο και τη ζωή;

Με την υποστήριξη του Γαλλικού Ινστιτούτου Αθηνών

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© Χρήστος Κυριακόγγονας

source: www.ifa.g

Παρασκευή 11 Φεβρουαρίου 2011

Charles Baudelaire - À une heure du matin (Poème)




Un peu de poésie après minuit...


et...quelques conseils de beauté!








Les 7 secrets Beauté du Bicarbonate


Le bicarbonate en pratique
Cette poudre blanche presque magique est multi fonctions (ménager, beauté, hygiène...), économique environ 4 à 5 euros le kilo (permet en plus de jeter la plus part de vos produits ménagers) et se trouve tout simplement en grande surface au rayon "sels" ou en pharmacie. Il se conserve dans le noir, au sec et dans son emballage d'origine.
Les dents blanches et saines
Connu pour blanchir les dents, le bicarbonate permet aussi une haleine fraîche. Utilisé en bain de bouche, il permet de réduire le tartre et de lutter contre les caries.
Une bonne haleine
Un simple gargarisme (une cuillère à café dans un verre d'eau) de bicarbonate de sodium peut permettre d'éliminer des problèmes de mauvaise haleine.
Des cheveux sans pellicules
Il suffit d'ajouter à votre shampoing une cuillère de bicarbonate et frictionner le cuir chevelu. Cela permet de rendre les cheveux plus souples, plus faciles à démêler et surtout de réduire les pellicules.
Bains et relaxation
Des pieds, du visage... il est possible d'utiliser le bicarbonate pour soulager, raffermir les pores de la peau et hydrater. Un demi-verre dans l'eau du bain permet de tonifier la peau, de l'hydrater et de l'adoucir. Le bicarbonate a aussi des vertus relaxantes. Le petit plus: le bicarbonate lave en même temps la baignoire!
Un visage et une peau saine
Le plus économique des masques: celui à base de bicarbonate de sodium. Il suffit d'humidifier votre visage et d'étaler une fine couche de bicarbonate comme un masque. Garder le 1 à 2 minutes et si vous avez des boutons, 5 minutes. Le bicarbonate peut aussi être utilisé contre les démangeaisons et pour régénérer la peau.
Une odeur corporelle parfaite
Du corps ou des pieds... les odeurs corporelles peuvent parfois gêner... Pour les contrer à moindre frais, il suffit d'utiliser le bicarbonate. En frottant vos aisselles d'une pincée de poudre ou de tamponner l'intérieur de vos chaussures tous les soirs (...)
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Τρίτη 8 Φεβρουαρίου 2011

Deux mots sur la francophonie


La Francophonie salue la mémoire d’Édouard Glissant

Posté le  par fdlm
Âgé de 82 ans, Édouard Glissant est décédé le 3 février au matin à l’hôpital Georges Pompidou à Paris.
Auteur d’une oeuvre complexe mêlant souvenirs, légendes, poésie, discours critique et réflexions théoriques, la disparition d’Edouard Glissant est unanimement saluée comme celle d’un très grand écrivain et poète.
Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie a exprimé, ce jeudi 3 février, sa tristesse à l’annonce du décès d’Edouard Glissant. Il a déclaré « Le monde des lettres francophones vient de perdre un grand poète, écrivain et essayiste. Fondateur de l’Institut du Tout-monde et chantre de l’antillanité et de la créolisation, Édouard Glissant, entre poétique et politique, à sa manière et dans son style, a toujours cherché à mettre en pratique sa vision du monde à travers ce qu’il appelait «l’extraordinaire diversité des imaginaires des peuples ».
Militant anticolonialiste, opposé à la guerre d’Algérie, il avait obtenu le Prix Renaudot pour La lézarde, en 1958. Il s’était manifesté à l’occasion de l’élection de Barack Obama, par un très beau texte : « L’intraitable beauté du monde ».
Le président de la République française, Nicolas Sarkozy, a salué « la mémoire de ce grand penseur des Antilles et du monde » qui a mis « l’Homme et la pluralité des cultures au cœur des grands mouvements de notre temps ».
Quant à Frédéric Mitterrand, Ministre de la culture et de la communication, il a rendu hommage à l’« homme d’ouverture », à l’écoute « des mélodies du monde » et à l’« Ambassadeur de la créolité (qui) était du même mouvement un remarquable ambassadeur de la culture française à travers le monde, notamment aux États-Unis ».
La Comédie Française, qui comptait l’écrivain parmi les membres de son comité de lecture, a regretté la perte d’un « regard exigeant » à l’origine d’une profonde réflexion sur la créolisation des cultures.

Πέμπτη 3 Φεβρουαρίου 2011

Art Nouveau et Modernisme










ΠΑΡΙΣΙ 1900


24 Νοεμβρίου 2010 - 28 Φεβρουαρίου 2011


Εθνική Πινακοθήκη - Μουσείο Αλεξάνδρου Σούτζου



ΠΑΡΙΣΙ 1900. Αρ νουβώ και Μοντερνισμός, Θησαυροί από το μουσείο Petit Palais

Η έκθεση διοργανώνεται σε συνεργασία με το μουσείο Petit Palais, Μουσείο Καλών Τεχνών της Πόλης του Παρισιού.
Η έκθεση Παρίσι 1900, που παρουσιάζεται από την Εθνική Πινακοθήκη, Μουσείο Αλεξάνδρου Σούτζου και το Petit Palais, Μουσείο Καλών Τεχνών της πόλης του Παρισιού, ακολουθεί τα ίχνη της μεγάλης περιπέτειας της καλλιτεχνικής δημιουργίας στη γαλλική πρωτεύουσα γύρω στα 1900, από το Νατουραλισμό και το Ρεαλισμό της δεκαετίας του 1880, περνώντας, φυσικά, από τον Ιμπρεσιονισμό και το Συμβολισμό, καταλήγει στα μοντέρνα προπολεμικά ρεύματα… Ο «απολογισμός του αιώνα»! Ο επίσημος αυτός χαρακτηρισμός της Παγκόσμιας Έκθεσης του 1900 θα μπορούσε κάλλιστα να χρησιμοποιηθεί ως υπότιτλος της έκθεσης που φέρνει σήμερα τη μια χώρα δίπλα στην άλλη. Ανάμεσα στην παράδοση και το μοντερνισμό, η έκθεση Παρίσι 1900 είναι μια μοναδική μαρτυρία για το καλλιτεχνικό, λαϊκό και αστικό Παρίσι τη συγκεκριμένη αυτή χρονική περίοδο κατά την οποία «ζυμώνονται» όλα τα μεγάλα καλλιτεχνικά ρεύματα και αναδεικνύεται η αισθητική μιας εποχής.


Η έκθεση αποτελεί ανταπόδοση για την έκθεση του θησαυρού του Αγίου Όρους που οργανώθηκε από το Υπουργείο Εξωτερικών της Ελλάδας στο Petit Palais το 2009 και γνώρισε μεγάλη επιτυχία.






Χορηγοί της έκθεσης: Εθνική Τράπεζα, Ίδρυμα Ωνάση και Aegean Airlines



Εγκαίνια: 22 Νοεμβρίου 2010, στις 20:00

Ώρες λειτουργίας του μουσείου: Δευτέρα, Τετάρτη, Πέμπτη, Παρασκευή, Σάββατο: 09.00 - 15.00, Τρίτη: κλειστά, Κυριακή: 10.00 - 14.00

Διεύθυνση: Βασιλέως Κωνσταντίνου 50, Αθήνα









Τρίτη 1 Φεβρουαρίου 2011

La patience dure longtemps mais la rage accelère rapidement...



Marée humaine au Caire...


A l'appel de l'opposition les Egyptiens sont descendus à nouveau ce mardi dans la rue pour réclamer le départ du président Hosni Moubarak.







source:www.liberation.fr